REVISION DU ZONAGE DES AIDES A L’INVESTISSEMENT LOCATIF PRIVE (ZONAGE « ROBIEN »)
FLASH DGALN n°13-2009 - Mardi 05 mai 2009
Un arrêté du 29 avril 2009 paru au Journal officiel du 3 mai opère une révision du zonage des aides à l’investissement locatif.
Le contexte : les aides fiscales à l’investissement locatif privé sont désormais limitées aux zones dans lesquelles les besoins de logement sont prioritaires et où il existe des tensions sur le marché du logement locatif.
La loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion prévoit, en son article 48 et dans la continuité des décisions du Conseil de modernisation des politiques publiques du 4 avril 2008 :
La loi de finances rectificative pour 2008 a, d’une part, créé un nouveau dispositif d’aide à l’investissement locatif privé (dit «Scellier»), sous forme de réduction d’impôt, d’autre part, prévu l’extinction des dispositifs « Robien » et « Borloo » au 31 décembre 2009. L’avantage fiscal a été limité aux zones A, B1 et B2 dès l’entrée en vigueur de la loi, et s’applique aux acquisitions faites à compter du 1er janvier 2009.
La modification du zonage par l’arrêté du 29 avril 2009 vise, pour ce dispositif et les dispositifs « Robien » et « Borloo », à définir un nouveau classement des communes entre les zones A, B1, B2 et C, en fonction des tensions du marché locatif privé.
Un travail technique visant à identifier les déclassements et reclassements potentiels a été mené jusqu’en février 2009. Il s’est appuyé sur les contributions de certaines DRE et sur l’analyse combinée de deux indicateurs statistiques, à l’échelle de l’unité urbaine :
A la suite d’échanges plus approfondis avec les professionnels de l’immobilier, les aménagements suivants ont été apportés :
- le principe d’unité des structures intercommunales a été retenu : il s’agit d’éviter de classer, au sein du périmètre d’un même établissement public de coopération intercommunale (EPCI, hors communautés de communes), des communes dans deux zones différentes ;
- en revanche, il a été acté qu’au sein d’une agglomération où le marché du logement présente de fortes disparités, des communes pouvaient être classées dans des zones différentes.
Ensuite, les associations représentant les élus locaux (Association des Maries de France, Association des Maires des Grandes Villes de France, Assemblée des Communautés de France, Association des Communautés Urbaines des France, Fédération des Maires des Villes Moyennes) ont été consultées au début du mois d’avril et ont fait part de leurs observations.
Ce processus d’élaboration a abouti à la proposition de faire changer de zone 1 237 communes : 795 communes reclassées (dont 756 communes passant de zone C en zone B2 ou B1) et 442 communes déclassées (dont certaines communes passant de zone B2 en zone C).
Pour accompagner le plan de relance décidé par le président de la République dans le domaine du logement, les communes jusqu’à présent classées en zones B1 et B2 et qui auraient pu justifier un déclassement en zone C sont maintenues dans leur zone actuelle et mises sous observation. Leur déclassement pourrait éventuellement intervenir d’ici à la fin de l’année, sur la base d’une analyse rétrospective et prospective du marché local menée conjointement avec les élus.
Vous trouverez en pièces jointes :